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Nice-Matin

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mercredi 27 août 2008

L'ultime épreuve des Bleus

 Descente triomphale des héros de Pékin sur les Champs-Elysées.  :  Photo AFP Descente triomphale des héros de Pékin sur les Champs-Elysées. : Photo AFP

L'intention n'était pas louable. De la part du sponsor principal de l'équipe de France comme de l'appareil élyséen. Mais qu'importe... Il fallait un retour sur investissement. Cette petite tranche de bling bling allait tout de même sonner juste sur les Champs, faux sur les cars à

impériale qui rivalisait a capela : « C'est à tribord, c'est à bâbord... ».

Ca amusait le touriste, ça achevait des sportifs... Mais qu'importe la dernière nuit blanche, le trop plein de champagne, pour la plupart l'invitation de dernière minute du Président Sarkozy avait de la saveur. Et d'autant plus que l'homme d'Etat devait prononcer à l'envi le mot travail. Et d'inclure les gagnants comme les perdants : « Je suis bien placé pour savoir que ce sont parfois les jours de défaite qui préparent les grandes victoires ». Hier, en effet, c'est l'équipe de France en son entier qui était honorée et pas seulement les médaillés. « A mes yeux personne n'a démérité. Tous ont fait honneur à la France ». Les handballeurs eux, ont fait honneur aux Barjots. C'était un

peu leur jour de gloire alors... Roselyne Bachelot en fera les frais avec le sourire avant d'écouter studieusement un discours présidentiel qui s'adressait à ses bras armés. « Je demande à Roselyne Bachelot et Bernard Laporte de tirer tous les enseignements de ces Jeux » en référence à la réussite de la Chine et à celle des Britanniques.

Objectif Londres

« Je veux que dès 2009, on se mette au travail pour Londres ». Et de promettre des moyens pour les petits sports en particulier. Et de balayer les polémiques pourtant périmées : « J'aurais trouvé lâche d'envoyer l'équipe de France là-bas et de ne pas y aller. On a fait le pari du sport et je crois qu'on a eu raison de le faire. On doit défendre ses convictions et en même temps préserver le sport comme élément universel ». Et à croiser Steeve Guenot le RATPiste sous les ors de la République aux côtés de François Fillon, le discours opportuniste du Président avait finalement du sens. Et une fin aussi : « Cette maison est la vôtre même si ce n'est pas ici que vous ferez le plus fort de la fête. Mais on vous reçoit comme vous le méritez ». Comme Alain Bernard et les « Pékinois » le méritent. Alain Bernard qui a reçu hier salutations et remerciement mais également un message transatlantique. Le multiple médaillé américain aurait décidé de se mettre au 50 m pour défier le Français. Qui lui n'a même pas sourcillé et s'est contenté de répondre qu'il ne s'alignerait pas sur 400 m...

Les Jeux de Londres sont déjà lancés.

P. P.
Nice-Matin

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