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Nice-Matin

Actualité Alpes-Maritimes

mercredi 02 avril 2008

Le cargo niçois s'échoue à Porquerolles

 : François Baille : François Baille

Droit comme un « i », visiblement intact... sans cette proximité « impossible » avec la pointe est de l'île de Porquerolles, et le gros Saranier, et cette peinture rouge permettant de voir que la ligne de flottaison n'est pas à sa place... rien ne pouvait laisser croire, hier, que le cargo fluvio-maritime le Natissa s'était échoué. Et pourtant, il a bien dévié de sa route plus au large...

Voie d'eau limitée

L'alerte a été donnée au Crossmed vers 0 h 30, dans la nuit de lundi à mardi, par le commandant de ce navire battant pavillon maltais. À son bord, 1468 tonnes de ciment et 27 tonnes de carburant. Rapidement à la préfecture maritime, une cellule de crise a été mise en place sous la houlette du commissaire général Alain Verdeaux, adjoint au préfet maritime. Le remorqueur Abeille Flandre, la vedette de gendarmerie Argens, puis l'Ailette bâtiment spécialisé dans la lutte antipollution et les plongeurs démineurs vont se rendre sur place.

Le Natissa immobilisé, avec une voie d'eau limitée - les 7 membres d'équipage ont passé la journée à pomper - se pose le problème de le sortir de cette mauvaise passe, en limitant les risques de pollution. De son côté, l'armateur italien a rapidement missionné une société d'expertise pour évaluer les dégâts et solutions à mettre en oeuvre.

La solution du remorquage

Plusieurs options ont été envisagées : l'allégement du bateau qui devait s'avérer « long et compliqué », a souligné l'administrateur en chef des Affaires maritimes Guillaume Sellier, ou le remorquage, à condition « que le remède ne soit pas pire que le mal ». En fin de journée, cette dernière solution a été retenue. Mais il faudra au préalable remplir les ballasts arrières d'eau pour surélever la proue et la dégager des rochers. L'opération devrait avoir lieu dans la journée.

Si la question « comment cela a t-il pu arriver ? » était sur toutes les lèvres, l'accident s'est produit dans un site remarquable (classé Natura 2000 à terre) et à proximité du Parc national de Port-Cros. Son directeur Jean-Pierre Nicol et l'adjoint au maire en charge de la mer Edmond Bacci, présents sur zone hier, se sont posés la question : « Et si la cargaison ou le carburant s'était déversé en mer ?»

Michael Martinez
Nice-Matin

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