Pour avoir manqué une série d'objectifs beaucoup plus abordables, l'AS Monaco se retrouve au pied d'une montagne. C'est l'OL qui débarque au Louis-II, un champion fort de ses six points d'avance sur Bordeaux et d'une assurance retrouvée depuis le 4-2 infligé à l'outrecuidant rival girondin, dimanche dernier. Ricardo l'a reconnu : faute d'un succès cet après-midi, l'AS Monaco, en position de glisser dans un sens ou dans le mauvais, pourrait dire adieu à ses rêves européens. Et se concentrer sur le sauvetage des meubles, à savoir le maintien en L1.
Une fois n'est pas coutume, on va jouer un samedi à 16 heures au Louis-II, alors que la Principauté fête ce week-end les 50 ans du Prince Albert. On imagine aisément que ce Lyon proche de la 7e couronne, même privé de Govou et Juninho (blessés) n'est pas disposé à faire cadeau des trois points. D'ailleurs, Alain Perrin l'a signalé : il suffirait d'un accroc pour relancer Bordeaux. Lyon veut éviter ça. Si Monaco (sans victoire depuis six matches) s'efforce de croire en ses chances, ce n'est pas sur la foi de ses dernières prestations, moyennes ou carrément désespérantes. Mais comme dit Ricardo : « Il ne faut pas essayer de comparer Monaco et Lyon. Sur un match, tout est possible. Surtout si on arrive à ouvrir le score rapidement ».
Sans Ménez
Marquer un but à Coupet, trouver enfin le déclic... Monaco en rêve, qui n'a trouvé le chemin des filets qu'une fois lors de ses six derniers matches. Jérémy Ménez (adducteurs) a dû renoncer, après Flavio Roma. Bakar et Piquionne devraient être réunis devant. Almiron et Monsoreau reviennent, le milieu argentin étant chargé (avec Pokrivac) de redonner des couleurs à un milieu monégasque trop timoré à Nancy. Côté Lyonnais, Benzema pourrait de nouveau se décaler sur le côté et laisser l'axe à Fred, de retour en grande forme.