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Nice-Matin

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samedi 29 décembre 2007

Nice : Le « nouveau » Mercury a doublé sa fréquentation

 Le cinéma Mercury, situé place Garibaldi, qui a gardé son axe « art et essai », subira un lifting complet cet été.  :  Philippe Bertini Le cinéma Mercury, situé place Garibaldi, qui a gardé son axe « art et essai », subira un lifting complet cet été. : Philippe Bertini

Dans une place Garibaldi en cours de réaménagement, le Mercury est vivant, et bien vivant. Sous les arcades, ce cinéma « art et essai » racheté à son fondateur André Bemon par le conseil général le 26 septembre dernier, affiche 8 600 entrées en 13 semaines d'exploitation. Soit un doublement de la fréquentation habituelle.

entrées Depuis sa reprise par le conseil général, 8 600 spectateurs ont vu un film dans le cinéma art et essai de la place Garibaldi. Séances en plus et diversité payent

Quatre explications concrètes à ce succès : une ouverture tous les jours du Mercury, contre quelques jours de la semaine auparavant ; une augmentation des séances proposées (32 par semaine dans trois salles) ; une grande diversité de films, de tous les styles, dont certains en première vision dans le département.

Enfin, un tarif attractif de 7,5 e le billet, gratuit pour les scolaires.

Le tramway qui passe directement par la place, n'est sans doute pas étranger non plus à ce retour du public.

« Art et essai » confirmé

Mais la recette ancienne du Mercury est conservée : des films étrangers en V.O, qui restent longtemps à l'affiche pour trouver leur public. On est loin du « zapping » médiatique (et grand public) des multiplexes.

A ce jeu-là, le film libanais « Caramel » a connu le plus gros succès, devant « Persepolis » dessin-anîmé franco-iranien ; « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » la palme d'or roumaine du dernier festival de Cannes ; le « mas des alouettes » des frères Taviani sur le génocide arménien et « Prohibido » un film brésilien. Un palmarès qui prouve toute l'utilité culturelle du Mercury, à l'heure de la toute puissance du cinéma hollywoodien.

« Le Mercury doit être un lieu de démocratisation culturelle et en même temps, il doit conserver toute sa place au cinéma d'art et essai », souligne Christian Estrosi, président du conseil général.

Rénovation cet été

Le Mercury est donc vivant. Mais il ne vit pas seulement de ses tickets payants. Une quinzaine de débats animés par des associations ont été organisés, et ce lieu mythique du 7e art a reçu la visite du réalisateur iranien Abbas Kiarostami (palme d'or pour « le goût de la cerise » en 1997) et de Jean-Louis Guillermou, auteur de « Antonio Vivaldi, un prince à Venise ».

« Chaque mois, on va proposer un événement en liaison avec une semaine spécifique sur un pays ou un thème », annonce Christian Estrosi.

Avril 2008, consacré au cinéma roumain, devrait ainsi accueillir à Nice le réalisateur palmé du dernier FIF cannois.

Mais qui dit « nouveau » Mercury, dit rénovation. Des études sont en cours, pour redonner au cinéma le style baroque de son origine, associé au confort moderne (accès handicapés, nouveaux fauteuils, climatisation, sonorisation...). Les travaux devraient débuter en mai-juin 2008 pour durer six mois. « Ce n'est pas un chantier énorme, mais malheureusement, il y aura un moment de fermeture »..

Un mal nécessaire.

A.C
Nice-Matin

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