Newsletter Actualité

Abonnez-vous gratuitement
Nice-Matin

Actualité Nice

vendredi 16 mai 2008

Nice : Le service d'accueil boudé hier, par les écoliers

 Parmi les onze centres d'animations transformés hier en garderie, le CSL Gorbella a été l'un des plus plébiscités avec 42 écoliers accueillis sur 100 places offertes.  :  Cyril Dodergny Parmi les onze centres d'animations transformés hier en garderie, le CSL Gorbella a été l'un des plus plébiscités avec 42 écoliers accueillis sur 100 places offertes. : Cyril Dodergny

« Ici c'est bien mieux que l'école ! On ne travaille pas et en plus on fait des activités. À midi, nous allons tous pique-niquer au parc Chambrun. Super ! » Elody, 11 ans, est enchantée par cette journée sans cartable pour cause de grève enseignante. Comme elle, 42 écoliers de Nice-Nord ont été pris en charge, gratuitement, hier de 8 h 30 à 16 h 30 par le centre sportif et de loisirs (CSL) Gorbella. Transformé par la Ville, comme dix autres centres de loisirs, en garderie pour assurer le service minimum d'accueil (SMA) des écoliers. « Non pas pour casser la grève des enseignants, rappelle Christian Estrosi, maire de Nice. Juste pour rendre service aux familles qui travaillent et qui n'ont aucune solution pour faire garder leurs enfants. » À l'évidence, ces parents-là ont été peu nombreux. Bilan à l'appui, ces onze centres d'animations ont accueilli 186 écoliers pour 1 200 places offertes. C'est peu. Même dérisoire. Pourquoi ? D'abord en raison de la grève qui a été moins suivie que prévue, même si les chiffres avancés par la mairie sont contestés par le SNU-Ipp, syndicat enseignant majoritaire dans le premier cycle. Ce dernier fait état sur Nice de 33 écoles fermées, contre 26 pour la municipalité et de 76 % d'enseignants grévistes contre 46 % pour la ville qui compte aussi 56 % de grévistes parmi les Atsem, personnel communal.

« Ce service expérimenté »

Sur un effectif total de 27 000 écoliers Niçois « 11 000 ont été accueillis normalement, hier dans les maternelles et élémentaires » selon le maire. Quid des 16 000 restants ? Leurs parents ont visiblement choisi une autre formule de garde plutôt que de recourir à ce SMA délocalisé. Pour autant, Christian Estrosi refuse d'y voir un échec. « Ce service minimum avait besoin d'être expérimenté. C'est fait et tout s'est bien passé. Grâce aux animateurs et personnels expérimentés des centres de loisirs mais aussi à la mobilisation des sapeurs-pompiers et des policiers municipaux pour assurer la sécurité des enfants. » Et d'inviter les partenaires de la communauté scolaire (parents, enseignants, personnel communal, inspection académique) à s'asseoir autour d'une table pour établir « dans la concertation et le dialogue » un protocole d'accord sur ce service minimum. « Pour fixer les règles du jeu » et éviter, comme hier, de tout organiser en aveugle. « Sans connaître à l'avance la liste des écoles fermées, le nombre d'enseignants grévistes et de demi-pensionnaires à nourrir. Je respecte le droit de grève, mais je demande que l'on respecte aussi le droit d'exercer. »

Alors, oui, Christian Estrosi entend reconduire ce SMA pour les éventuelles grèves à venir. Mais aussi l'étendre aux associations, clubs de foot, tennis... afin d'accueillir à terme 5 000 écoliers. « Toutes les opportunités sont à saisir pour occuper les gamins en toute sécurité. Mais aussi garantir aux parents qu'en cas de grève un accueil systématique de leurs enfants leur sera proposé. »

Véronique Mars
Nice-Matin

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités