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Spécial étudiants

Édition du mercredi 20 février 2008

Nice - Ecoles supérieures : les frais d'inscription sont-ils justifiés ?

Le « retour sur investissement » est-il à la hauteur, quand on paie plusieurs milliers d'euros des études supérieures ? La question turlupine parents et futurs bacheliers, en cette période où les écoles sup' des A.-M. multiplient les journées portes ouvertes. A défaut de réponse miracle, des repères aident à s'y retrouver.

tarifs Si l'accès à l'université n'impose pas un investissement insurmontable, ce n'est pas toujours le cas pour certaines écoles privées

A commencer par le statut de l'école. Dans le privé, les écoles sous contrat ou reconnues par l'Etat « offrent, en général, un certain gage de réussite », estime une spécialiste de l'orientation, qui préfère rester anonyme.

Meilleur encadrement, séjours à l'étranger...

Dans tous les cas, le futur étudiant sera bien avisé de « sonder » l'école. Questions de base : « Quelles entreprises ont intégré vos étudiants ? A quel niveau de fonctions ? » Il peut également consulter des « anciens », via les annuaires de l'école ou les forums sur Internet. Histoire d'apprécier si cette école en vaut la peine... et le prix.

« Les élèves viennent chez nous parce qu'on assure un encadrement personnalisé, avec du tutorat, des sessions de soutien », explique Pierre Duffo, directeur des études de l'ESAIP (Institut Fénelon), école d'ingénieurs à Grasse. Outre ce cocon pédagogique, les séjours inclus dans des universités européennes constituent son produit d'appel. A condition de pouvoir assumer les frais de séjour inhérents.

« Pas si onéreux ! »

Cursus personnalisé, ouverture internationale... et insertion professionnelle. Tels sont les arguments avancés par le CERAM, grande école de commerce à Sophia Antipolis dépendant de la CCI. « Les entreprises interviennent à tous niveaux : stratégie, programmes, stages, etc », explique sa directrice, Alice Guilhon.

Vice-présidente de l'université de Nice Sophia Antipolis, Eliane Kotler estime que les grandes écoles ne sont pas « rivales, mais complémentaires » de la fac. Elle s'insurge en revanche contre les tarifs pratiqués. « Il y a des écoles post-bac hors contrat, BTS ou bac +4, qui ne délivrent pas de diplômes et où les élèves n'ont aucune équivalence à la fac. Les parents ne doivent pas s'imaginer que, parce qu'ils paient, leurs enfants reçoivent une bonne formation... »

Le prix peut être trompeur. Si les droits d'inscription à la fac sont dérisoires, un étudiant y coûte en réalité plus de 7 000 e par an à l'Etat ! Preuve d'une formation de qualité... dont l'issue, hélas, est souvent floue aux yeux des jeunes.

Christophe Cirone
Nice-Matin

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