C'est dans la salle Emeraude du Parc Phœnix que Patrick Allemand a dévoilé les noms de ses colistiers. : Richard Ray « Je voulais conduire une liste qui « respire la ville ». C'est le cas. Toutes les forces vives de la cité sont représentées. En la matière, nous sommes les premiers sur la liste de départ. En cette période de v?ux, j'y vois un signe...».
Municipales Hier la gauche a été la première à présenter sa liste complète d'hommes et de femmes appartenant pour 25 % à « la société civile »A la fois pédagogue et pugnace, optimiste et déterminé, hier en fin d'après midi, Patrick Allemand pour présenter au Parc Ph?nix la liste « Changer d'Ère » qu'il va mener à la bataille électorale de la municipale niçoise.
Une gauche assez largement rassemblée. Même si le PRG n'y est pas (mais c'était déjà le cas en 2001) sans les Alternatifs toutefois qui, eux, y étaient et, bien sûr, sans une dissidence du PS autour de Patrick Mottard, ex-leader de Nice Plurielle. En revanche, PCF et Verts restent partenaires et, même « isolé », Joseph Ciccolini, candidat il y a sept ans, a rejoint ses concurrents d'hier. Tout comme, plus groupé, le MRC de Chevènement absent en 2001.
Comédiens, avocats et communautés
Au total, le PS domine de la tête et des épaules (30 colistiers) un ensemble qui comprend encore à parité 8 Communistes et 8 Verts et donc 3 MRC.
Mais plus qu'une « ouverture » politique, faite surtout de rééquilibrages consécutifs aux derniers résultats électoraux, c'est plutôt sur une « ouverture sociologique » que le leader de la gauche a voulu insister.
Près du quart de la liste, en effet, est composée de candidats sans étiquettes partisanes, même s'ils ont des affinités parfois connues. Et surtout, malgré un poids encore conséquent, fonctionnaires et enseignants pèsent moins lourd dans la balance électorale de la liste de gauche. Qui met en avant gens de spectacle, culture et aussi de droit. Si Sophie Duez, en position éligible, est la figure emblématique des comédiens, les avocats, au féminin comme au masculin, sont bien représentés. Mais il y a aussi quelques chefs d'entreprise. Et, « last but not least », des représentants de « communautés » issues de l'immigration maghrébine ou africaine mais aussi italienne ou arménienne.
Plus festive et « entre militants » que tournée déjà vers le grand public à conquérir, la réunion dominicale de la liste de gauche aura surtout voulu montrer hier qu'elle était « en ordre de marche » derrière son numéro 1. Martelant : « Nous n'aurons jamais les moyens d'Estrosi, notre richesse à nous c'est d'avoir des idées ».
Reste, d'ici le 9 mars, à créer la dynamique propre à les faire partager.