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Nice-Matin

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vendredi 08 août 2008

Nice - Réorganisation des « équipes » Estrosi : l'opposition dénonce une « concentration excessive » des pouvoirs

 Patrick Allemand  :  Doc. François Vignola Patrick Allemand : Doc. François Vignola

La réorganisation du « gouvernement » de Christian Estrosi avec une série de nominations et de transferts (voir Nice-Matin du 5 août), provoque des remous dans le landerneau politique. Rappelons, parmi les décisions prises, le départ de Christian Abrard, directeur de cabinet du maire, nommé directeur de cabinet adjoint à la communauté d'agglomération et son remplacement par Jean-Robert Lefevre.

Ce dernier cumule désormais les fonctions de directeur de cabinet au conseil général, à la ville de Nice et à la Canca. Pour sa part, Caroline Magne additionne les rôles de chef de cabinet des trois collectivités locales.

Pour Patrick Allemand, chef de file de la gauche au conseil municipal, c'est un « fait unique en France » : « Un tel besoin de concentration des pouvoirs nous démontre le peu de confiance de Christian Estrosi envers ses propres amis politiques ».

« Le premier touché par les dégâts collatéraux de cette réorganisation, c'est Christian Abrard. Détaché de la « préfectorale » où il a occupé des fonctions éminentes dont celle de chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, il se retrouve aujourd'hui adjoint d'un directeur de cabinet local à la Canca, un poste peu en rapport avec son rang administratif.

« Au bout de 5 mois, c'est le début de la bunkérisation ; ça promet ! »

Les élus communistes ont eux aussi réagi vivement (1) : « Il apparaît de plus en plus clairement que ces nominations sont d'abord déterminées par le plan de carrière de celui qui dirige aujourd'hui ces trois collectivités, la Ville, la Canca et le Département. Au-delà du professionnalisme et des mérites reconnus de celui qui vient d'être nommé directeur de cabinet des trois collectivités, nous sommes étonnés que ne puissent être trouvées au sein de ces entités, des personnes de confiance disposant des compétences nécessaires. Le cumul des responsabilités ne peut que nuire à l'efficacité du travail et à la clarté des missions.

« Les élus et les habitants peuvent donc nourrir des inquiétudes sur le devenir de l'institution départementale. Celle-ci se voit cannibalisée pour satisfaire les besoins des autres collectivités dirigées par le toujours président du conseil général. Cela s'inscrirait-il à terme dans la volonté déjà évoquée d'en finir avec les départements ? »

(1) Noël Albin, Francis Tujague, Jacques Victor, conseillers généraux, Emmanuelle Gaziello, Robert Injey, conseillers municipaux.

Nice-Matin

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