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Spécial étudiants

Édition du jeudi 20 mars 2008

Nice : des étudiants et des promesses

« Je suis venu vous parler de ce que je ferai à partir de lundi ». Nice, Pub Valrose, vendredi dernier. Christian Estrosi, alors président du conseil général et secrétaire d'Etat, vient rencontrer les étudiants en tant que candidat à la mairie de Nice. Ça y est. Le voilà à la barre de la capitale universitaire des A.-M. Pourra-t-il tenir ses nombreuses promesses de campagne envers les étudiants? Chantier ambitieux.

Il entend faire de Nice « une ville jeune » où les étudiants puissent vivre le jour et sortir la nuit.

Face à eux, Christian Estrosi met en avant le « Plan Jeunes 06 » lancé à la tête du département, la présence de nombreux universitaires et étudiants dans son équipe... Puis, il entre dans le vif du sujet.

Christian Estrosi veut, ni plus ni moins, « qu'on triple la capacité d'accueil de l'université de Nice ». Or, jusqu'à présent, cette université de 26 000 étudiants a plutôt eu tendance à en perdre. Alors, il mise sur l'Opération d'intérêt national, « EcoVallée, qui va attirer des crédits très importants et générer de nouvelles filières de formation ».

« Créer de vrais campus »

Rappelant qu'il est lui-même père de deux étudiantes, Christian Estrosi souhaite dynamiser la vie universitaire. « Peut-on dire que nos facs sont des campus? Non. Je veux que chacune dispose d'un complexe sportif, culturel, avec une maison de l'étudiant, un pass sport... »

Il rêve d'un « quartier latin » niçois, allant du Vieux-Nice au port. Invite les étudiants à venir siéger dans son futur conseil économique et social. Envisage même Sciences Po « demain à Nice. Je ne vois pas pourquoi ce serait réservé à Aix ou Paris... » Bref, tout un panel de projets que les jeunes voudront juger sur pièces.

Sans attendre, Laurent Vassel, doctorant, s'inquiète de l'effet loi Pécresse, « qui crée un hyperprésident d'université. S'il décidait de transformer le campus Carlone en maison de retraite, comment le maire peut-il s'y opposer? » Réponse : « Je m'opposerai à ce que le président vende le patrimoine de l'université. Mais cette loi favorise l'entrée de l'entreprise dans l'université, c'est une chance ».

Un interne en médecine ose une charge au vitriol, ironisant sur le « vol à 138 000 e » et sur le départ de Christian Estrosi du gouvernement. « J'ai du mal à croire que vous n'êtes en rien responsable de ce que vous décriez. Et comment allez-vous cumuler vos mandats? »

A question politicienne, réponse politicienne : « Quand je prends un engagement, je le respecte toujours. Je me consacrerai à Nice, et à Nice seule ».

Nice-Matin

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