Nouvelle étape pour les Niçois, en préparation d'avant-saison, hier soir à Albertville, face à une des grosses cylindrées de la Ligue 1, Saint-Etienne, club qualifié pour la prochaine coupe UEFA.
Le Gym se présentait sans Hellebuyck, touché à une cuisse, qui ne voulait prendre aucun risque à deux semaines du coup d'envoi du championnat, et Rool, suspendu face au Havre...
Traoré, au milieu, et Jeunechamp en défense, suppléaient les deux absents dans un début de rencontre placé sous le signe de l'observation. Mais, au bout de douze minutes, sur un ballon perdu par les Niçois au milieu de terrain, Dernis récupérait et lançait Ilan dans l'axe.
L'attaquant stéphanois crochetait la défense niçoise du droit, feintait du gauche, avant de placer le ballon dans le coin droit de Letizi !
De balles perdues en valses hésitations, il fallait attendre la 18e minute pour voir la première occasion azuréenne : Echouafni jouait rapidement un coup franc pour Bamogo dans la surface. L'attaquant niçois était contré in extremis par Tavlaridis.
Solidité défensive douteuse
Saint-Etienne répondait aussitôt par Matuidi, dont le tir frôlait la lucarne de Letizi. Pire, une minute plus tard, sur une erreur de marquage de la défense niçoise, Gigliotti profitait de l'aubaine pour tromper de près l'infortuné Letizi (20e). Les statistiques au niveau des ballons perdus ne s'arrangeaient pas pour les Aiglons. Ils ne parvenaient plus à le conserver et les Verts déroulaient. On ne sentait pas non plus l'intensité nécessaire pour renverser la tendance et la solidité défensive des Azuréens s'effritait elle aussi. De nombreuses erreurs individuelles, un jeu collectif pauvre, les affaires des rouge et noir étaient des plus mal engagées. A vrai dire, l'OGC Nice inquiétait. Le manque de confiance sautait même aux yeux comme on a pu le constater sur la seule vraie action niçoise construite de la période : Fae lançait Rémy dans l'axe par-dessus la défense stéphanoise. L'attaquant se présentait seul face à Viviani mais perdait son duel (36e).
Pourtant, ce sont les Verts qui redonnaient confiance aux Niçois. Sur une phase de jeu anodine, à une seconde du retour aux vestiaires, Tavlaridis fauchait Bamogo à l'entrée de la surface. L'arbitre désignait le point de penalty et Rémy transformait la sanction suprême (45e). L'écart était certes réduit, pas les interrogations azuréennes !
Un doublé et une passe décisive pour Rémy !
De retour sur le terrain, le Gym était toujours aussi timide. Et les Stéphanois entreprenants. Landrin s'échappait côté droit. Son centre en retrait était tout près de trouver Gigliotti, esseulé aux six mètres (53e). Le même Gigliotti pénétrait ensuite dans la surface, toujours sur le côté droit. Après un crochet, il était déstabilisé par Hognon et se faisait justice lui-même sur le pénalty accordé par l'arbitre (58e) !
Certes, il y avait ce coup franc de Ben Saada, coté droit, déposé pour Rémy, seul, mais qui manquait l'opportunité. Ce n'était que partie remise : l'attaquant rouge et noir effaçait son garde du corps d'un contrôle extérieur, avant de placer le ballon dans la lucarne opposée de Viviani d'un superbe plat du pied (62e). Un but magnifique qui avait le don de décomplexer enfin les Azuréens.
On appréciait ainsi le toucher de balle de Ben Saada et la percussion de Rémy. Ce dernier offrait un « caviar » à Fae, mais Viviani accrochait le milieu de terrain dans la surface : Bamogo transformait le nouveau penalty !
Les Niçois étaient même à un cheveu, celui de la tête d'Hognon (79e), de remporter la mise suite à un nouveau coup de patte de la gauche de Ben Saada ou sur le tir de l'ancien Bastiais détourné par Viviani (85e).
Mais, au-delà du résultat sec, ce qui était important de ressortir de cette rencontre amicale, c'est la capacité de réaction de ces Aiglons aux deux visages, inquiétants avant la pause, rassurants après la pause...