Avec ou sans Koné et Létizi, accueillir l'équipe une de Nice à Fréjus, c'est toujours l'assurance de faire le plein au stade Pourcin. Ils étaient d'ailleurs près de 2000 personnes à venir suivre cette rencontre entre des Niçois pas encore au complet et en pleine phase de travail et un groupe fréjusien totalement « new-look », lui aussi en rodage.
Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que les locaux ont fait bien plus que de se défendre face à des Azuréens, en théorie, supérieurs sur le papier. Que ce soit en première ou en seconde période, les actions les plus franches sont toutes à mettre à l'actif des hommes de Guy David.
Ce sont d'ailleurs ces derniers qui ouvrent les hostilités en obtenant le premier corner de la partie (3e). Juste de quoi chauffer les mains du nouveau portier niçois Ospina. Le Colombien qui va avoir fort à faire dans cette première période. D'abord sur une talonnade de Nardol à bout portant (20e), puis sur une demi-volée en pleine course, toujours de Nardol (27e), et pour finir une tête de Fernandez sur corner (31e). Si on y ajoute les trois ou quatre frappes non cadrées qui ont frôlé la cage niçoise, ça fait pas mal d'occasions pour Fréjus, modeste pensionnaire de CFA. Côté niçois, on a surtout vu le bon travail de Rémy, véritable poison pour la défense varoise.
Moreau en évidence
A la reprise, Antonetti changeait quasiment toute son équipe, gardant sur le terrain Gace et Bamogo. La jeune classe niçoise était toute aussi impuissante que son aînée face à des Fréjusiens, solides, bien en place et jouant sans complexe.
Encore une fois, ce sont les Varois qui ouvraient le bal. Moreau, qui avait succédé à Ospina, se mettait en évidence. Une claquette sur un ballon contré (46e), un plongeon sur un coup franc détourné (49e), et surtout une double parade sur un tir lointain de Ramos et une reprise à bout portant de Dutil (64e). Ramos qui remettait le couvert sur coup franc et obligeait le portier niçois à une nouvelle parade (74e).
Côté niçois, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le dernier quart d'heure, fatigue oblige, virait légèrement à l'avantage des visiteurs, mais rien d'assez percutant pour bousculer une arrière-garde varoise maîtrisant son sujet. Un ultime tir de Coulibaly, de peu à côté (90e+2), peut-être la meilleure occasion des Azuréens d'ailleurs, et le coach Antonetti quittait Pourcin avec guère plus de certitudes qu'il y était entré.
« Il ne faut pas tirer d'enseignements de ce genre de match. Nous sommes en préparation », commentait pour sa part Olivier Echouafni à l'issue de cette rencontre.