Il existe des week-ends qui commencent mal. Et se terminent du mieux possible.
A Nice, on se souviendra longtemps de celui du 12 et 13 avril !
Samedi soir, dans l'hôtel des Niçois, le menu était composé d'une soupe à la grimace et d'une salade de museaux ! Les grises mines étaient de rigueur, car il faut avouer que le début de cette 33e journée de Ligue 1 n'avait pas été tendre avec les Azuréens. Cinquièmes à l'orée de cette soirée, ils étaient classés en onzième position avant la rencontre face à Paris. Hugo Lloris revient sur ce triste épisode : « On riait jaune ! Sans jouer, c'était cruel. Cette onzième place ne reflétait en rien la qualité de notre équipe. On savait donc qu'on n'avait pas le choix ».
« L'équipe a grandi franchi un cap ! »
Hélas, le Gym, après 45 très bonnes premières minutes, allait reculer. Plier. Et rompre. « Nous avions été efficaces et marqué au bon moment. A 1-0 à la pause, il n'y avait rien à dire. Malheureusement, on prend deux buts bêtes alors qu'on n'avait concédé que très peu d'occasions. A 2-1 pour Paris, on se dit qu'on est passé à côté de quelque chose. Que la saison est pratiquement finie ! », explique le portier.
Et, on allait assister à un retournement de situation digne des plus grands films à grand suspense. Nice démontrait alors une motivation et des ressources insoupçonnées ! « Je n'ai qu'un seul mot : renversant !, affirme encore Hugo Lloris. Ces deux exploits individuels de Koné et Ederson mettent en valeur le travail collectif. Les attaquants ont fait la différence, ils ont fait parler leur talent ! Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est que nous ne nous sommes pas affolés... On a vu que l'équipe a grandi, franchi un cap, hier, en continuant à évoluer à sa manière, un jeu plaisant, pas avec de longs ballons ».
« S'il y a quelque chose à fêter, on le fera à la fin de la saison »
Et pendant que Nice était tout sourire, les Parisiens laissaient couler leurs larmes qui pourraient être fatales : « Ils étaient abattus. C'est délicat de constater que le PSG est dans cette situation, surtout qu'il y a de la qualité dans cet effectif. Ils ne méritent pas cette place de relégables ! Pour le foot français, ce n'est pas beau à voir... J'espère qu'ils se sauveront et repartiront de plus belle ».
Néanmoins, loin de ces soucis, de cette agitation, les Niçois sont donc revenus sur la Côte d'Azur heureux du devoir accompli et les bagages plus lourds de trois points précieux. Sans toutefois laisser éclater leur joie avec excès : « Elle est aussi belle qu'importante, cette victoire. Mais il reste encore beaucoup d'étapes ! Nous ne sommes pas à l'abri de faux pas. S'il y a quelque chose à fêter, on le fera à la fin de la saison. Mais, c'est vrai, ce succès nous offre des garanties pour la suite ».
« Nice aime les gros matchs ! »
La confiance pourrait ainsi jouer un rôle important pour la dernière ligne droite des Niçois. Car les obstacles s'annoncent très durs à franchir : le derby face à Monaco, au Ray, samedi soir, le déplacement chez le dauphin de la L1, Bordeaux, la semaine suivante, la réception du champion en titre Lyon, puis le déplacement à Valenciennes avant la clôture de la saison, au Ray, face à Caen !
Un sacré calendrier qui n'effraie pas outre mesure Hugo Lloris. Au contraire : « Nice aime les gros matchs ! Nous savons les jouer, avec notre état d'esprit guerrier. Il vaut mieux disputer ces rencontres que des matchs pièges ! Et ça laisse augurer une fin de saison riche en émotions ! »
On ne demandait que ça.