Où sont les fans ? Avec leurs gestes qui, parfois, manquent de charme...
Mais qui vont du grand sourire aux larmes selon le résultat des rouge et noir.
Où sont les fans ?
Voilà la question que l'on pouvait se poser en pénétrant dans l'enceinte du Ray !
Mais quelle mouche avait piqué la Brigade Sud, fidèle parmi les fidèles des Populaires, pour observer une grève... des encouragements un soir de derby ?
« Lors du déplacement à Sochaux, Niçois et Lyonnais se sont croisés sur l'aire d'autoroute de Gevrey-Chambertin, nous expliquait André Bloch, directeur de l'oganisation et de la sécurité à l'OGC Nice, et qui a été reçu vendredi au ministère de l'Intérieur afin de préparer au mieux la prchaine réception brûlante de L'OL. Il y a eu une bagarre et 80 à 100 membres de la BSN vont être frappés d'une mesure administrative du Préfet d'interdiction de stade pouvant aller jusqu'à trois mois. Mais, il n'y a eu aucune interpellation, il s'agit donc d'une mesure préventive, non répressive ! »
Des propos appuyés par des faits antérieurs remontant au 15 septembre. Toujours sur une aire d'autoroute, les supporters niçois qui se rendaient à Auxerre avaient été pris à partie par ceux de l'Olympique Lyonnais. Une bâche leur avait été également dérobée. « Si les faits sont bien sûr condamnables, il n'y avait eu aucune sanction alors que l'on connaissait l'identité des agresseurs. Où est l'équité ? », concluait M. Bloch.
On peut se le demander, notamment lorsque pour des faits identiques (insultes raciales), on enlève deux points à Bastia et on rajoute le point de pénalité infligé à Metz !
Les sanctions, si elles étaient les mêmes pour tous, seraient certainement mieux comprises.
Et admises.
Y compris par les fans qui, sans les débordements bien entendu, restent l'avenir du football.
Car, hier, soir, c'est surtout le ballon rond qui a été puni !
Sans oublier les hommes de Frédéric Antonetti, empêtrés dans le piège monégasque, et qui auraient eu plus que jamais besoin du soutien inconditionnel du Ray.
Un soir de derby, un stade doit être le monde de la passion, de la fête...
Hier soir, c'était celui du silence.
Dans lequel on ne prononce que les maux !