Édition du lundi 06 août 2007
Caen - Nice
Jouer c'est bien. Marquer, c'est mieux. Un principe simple à écrire, ici même, en quelques frappes sur les touches de notre clavier... Nous en convenons volontiers! Plus difficile cela dit à mettre en application sur un terrain de foot, de L1 qui plus est, quand bien même la pelouse qui vous est offerte est celle d'un promu. Nice en a fait une fois encore l'amère expérience hier à Caen. Morne plaine dès lors que les Aiglons ne furent pas récompensés de leurs efforts. Pourtant obstinés. Jusqu'ici — et les matchs amicaux l'ont prouvé — la finition n'est pas leur qualité première.
N'est pas leur qualité tout court! Aussi ne sont-ils jamais à l'abri d'un centre bien travaillé, comme celui de Gouffran pour la tête lobée de Compan à la 82e minute... Ç'aurait pu être une belle histoire pourtant. Celle d'un vieux couple : Fredo et Cyril. Hier soir, Antonetti et Rool fêtaient leurs bougies communes : le 300e match de Rool en L1! C'est à Bastia en effet que le Corse lança son jeune et fougueux footeux de 17 ans, en première division. Depuis, le gamin a fait du chemin et s'est mué en homme demétier. Aussi, en guise du 4-3-3 bossé toute la semaine — tandis que Rool se ménageait à part du groupe — estce sur la base d'un bon vieux 4-4-2 en losange plus prudent, que Nice débutait la rencontre. Avec Cyril côté gauche!
Le losange donc. Une figure que Nice maîtrise et a maîtrisé 56 minutes durant. S'appuyant sur une base solide, évoluant en véritable blocéquipe. Mais loin d'enthousiasmer offensivement. Certes, les Aiglons écartèrent bien le jeu mais il manqua de la profondeur et Ederson touchait fort peu de ballons dans l'axe...
Pétards mouillés
A la faveur d'un premier quart d'heure enlevé, on nota ainsi une frappe du Brésilien (6e), suivie d'une belle volée sur centre de Barul (18e). Puis ce fut tout, à l'exception d'un coup franc d'Hellebuyck pas cadré (45e+1).
Les Normands, plus vifs et mobiles dans la surface, ne furent guère meilleurs finisseurs, d'autant que Lloris régna longtemps enmaître. La logique baisse de régime deRool, incitaAntonetti à revenir au 4-3-3 à la 57e, Modeste effectuant son baptême du feu en L1. Nice se montra plus actif offensivement. Trouva davantage de profondeur. Bamogo (52e et 76e), Hognon (65e), Ederson (67e), Kanté (79e) : autant de pétards mouillés, hélas.
Aussi, c'est du côté laissé vacant par Rool queGouffran — étincelant en seconde période — alluma le bouquet final.
Conclusion : c'est mal parti, mais cela ne remet rien en cause. Il reste énormément de boulot. Koné va avoir son mot à dire. Et nous, forcément, encore tout plein de choses à écrire.
Christophe Depiot
Nice-Matin