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Édition du mercredi 09 avril 2008

Du 12 au 27 avril: Salon d’antiquités d’Antibes

Vous avez oublié le numéro de la police ? No problemo, voici un moyen éprouvé pour le retrouver. Il suffit de s'installer en terrasse sur la rue de la Préfecture (ça ne s'invente pas) — pour notre part, nous avons choisi celle du Master Home — et de regarder passer les voitures de police. Sans oublier de les compter, entre 21 h et 1 h. Une, deux... C'est pas compliqué. Trois, quatre... La tâche est même facilitée par les arrêts effectués par ces patrouilles roulantes, le temps de dire bonjour-bonsoir au videur qui semble avoir fait ami-ami avec tous les agents. Cinq, six, sept, huit... Ne pas faire de distinction entre la municipale et la nationale. Neuf, dix, onze, douze... Un peu de spectacle : une jeune femme à la limite du trouble à l'ordre public est embarquée. Treize, quatorze... Là : un contrôle d'identité inopiné. Quinze, seize et... 17 ! Non seulement on retrouve le numéro d'urgence, mais en plus « on se sent en sécurité » nous fait-on remarquer, avec une pointe d'ironie.

Le prestige, l'élégance, l'éclectisme...Le Salon d'antiquités-brocante du vieil-Antibes est devenu en trente-cinq ans, le rendez-vous privilégié de tous les collectionneurs et amateurs d'art.
Devenu l'un des plus importants à l'échelle nationale, il a accueilli l'an dernier près de 25000 visiteurs, et se tient dans un cadre propice, sur le port, à l'abri des remparts et à quelques encablures du musée Peynet, artiste qui en réalisa d'ailleurs les affiches.
Cette année, l'immense chapiteau va accueillir 130 exposants parmi lesquels de nombreux Italiens.Meubles, tableaux, bijoux, bibelots de toutes sortes, linge finement ouvré, porcelaines et faïences...Toutes les grandes familles d'art sont représentées et des pièces d'exception livrées à la convoitise des visiteurs. Les amateurs remarqueront également une tenture de soie d'époque Directoire représentant le baptême de Louis XII.Un travail fait main, au point, d'un raffinement extrême comme celui qui orne une glace vénitienne " aux trois frontons " du XVIIIe siècle.Autour du miroir au mercure d'origine dansent des personnages en habits de fête entourés d'animaux et de châteaux.Une petite merveille.
Côté arts, ce salon présente des œuvres rares, des aquarelles d'Henri Lebasque et d'Henri Manguin, des peintures de Raoul Dufy, Bernard Buffet ou Georges Mathieu, des sculptures de Gérard Boudon, etc...
Enfin, il y a bien entendu quantité de curiosités et d'objets insolites dans une manifestation de cette ampleur.Dans ce registre, on remarquera une plaque funéraire « Barava » provenant de l'archipel des Salomon, îles Choiseul ou îles de la Nouvelle Géorgie.Fabriquées à partir de coquilles de bénitiers géants, ces plaques fermaient les maisons miniatures où étaient conservés les crânes des ancêtres.La découpe se faisait à l'aide de fibres de coco, d'eau et de sable qui opéraient l'érosion de la matière.
On le voit, une visite au Salon des antiquaires, outre le plaisir des yeux, permet d'enrichir ses connaissances dans quantité de domaines différents et surtout de rêver.Devant l'excellence de l'ouvrage, le goût des créateurs et la qualité de leurs réalisations.

Salon des antiquaires d'Antibes. À partir de samedi 12 avril et jusqu'au 27 avril.Portd'Antibes Vauban.Rens.04.93.34.65.65. Tarif : 9 e (enfant : 5 e). —tiret long espace insécable
saut de lignetextegrastexteitaliquetextesouligneVous avez oublié le numéro de la police ? No problemo, voici un moyen éprouvé pour le retrouver. Il suffit de s'installer en terrasse sur la rue de la Préfecture (ça ne s'invente pas) — pour notre part, nous avons choisi celle du Master Home — et de regarder passer les voitures de police. Sans oublier de les compter, entre 21 h et 1 h. Une, deux... C'est pas compliqué. Trois, quatre... La tâche est même facilitée par les arrêts effectués par ces patrouilles roulantes, le temps de dire bonjour-bonsoir au videur qui semble avoir fait ami-ami avec tous les agents. Cinq, six, sept, huit... Ne pas faire de distinction entre la municipale et la nationale. Neuf, dix, onze, douze... Un peu de spectacle : une jeune femme à la limite du trouble à l'ordre public est embarquée. Treize, quatorze... Là : un contrôle d'identité inopiné. Quinze, seize et... 17 ! Non seulement on retrouve le numéro d'urgence, mais en plus « on se sent en sécurité » nous fait-on remarquer, avec une pointe d'ironie.Le prestige, l'élégance, l'éclectisme...Le Salon d'antiquités-brocante du vieil-Antibes est devenu en trente-cinq ans, le rendez-vous privilégié de tous les collectionneurs et amateurs d'art.Devenu l'un des plus importants à l'échelle nationale, il a accueilli l'an dernier près de 25000 visiteurs, et se tient dans un cadre propice, sur le port, à l'abri des remparts et à quelques encablures du musée Peynet, artiste qui en réalisa d'ailleurs les affiches.Cette année, l'immense chapiteau va accueillir 130 exposants parmi lesquels de nombreux Italiens.Meubles, tableaux, bijoux, bibelots de toutes sortes, linge finement ouvré, porcelaines et faïences...Toutes les grandes familles d'art sont représentées et des pièces d'exception livrées à la convoitise des visiteurs. Les amateurs remarqueront également une tenture de soie d'époque Directoire représentant le baptême de Louis XII.Un travail fait main, au point, d'un raffinement extrême comme celui qui orne une glace vénitienne " aux trois frontons " du XVIIIe siècle.Autour du miroir au mercure d'origine dansent des personnages en habits de fête entourés d'animaux et de châteaux.Une petite merveille.Côté arts, ce salon présente des œuvres rares, des aquarelles d'Henri Lebasque et d'Henri Manguin, des peintures de Raoul Dufy, Bernard Buffet ou Georges Mathieu, des sculptures de Gérard Boudon, etc...Enfin, il y a bien entendu quantité de curiosités et d'objets insolites dans une manifestation de cette ampleur.Dans ce registre, on remarquera une plaque funéraire « Barava » provenant de l'archipel des Salomon, îles Choiseul ou îles de la Nouvelle Géorgie.Fabriquées à partir de coquilles de bénitiers géants, ces plaques fermaient les maisons miniatures où étaient conservés les crânes des ancêtres.La découpe se faisait à l'aide de fibres de coco, d'eau et de sable qui opéraient l'érosion de la matière.On le voit, une visite au Salon des antiquaires, outre le plaisir des yeux, permet d'enrichir ses connaissances dans quantité de domaines différents et surtout de rêver.Devant l'excellence de l'ouvrage, le goût des créateurs et la qualité de leurs réalisations.Salon des antiquaires d'Antibes. À partir de samedi 12 avril et jusqu'au 27 avril.Portd'Antibes Vauban.Rens.04.93.34.65.65. Tarif : 9 e (enfant : 5 e).
NL
Nice-Matin

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