Édition du lundi 20 août 2007
Nice - Rennes
Rageant, désespérant, horripilant. On se demande encore comment l’OGC Nice a pu partager les points avec une équipe de Rennes bien faible. Les Aiglons semblaient avoir fait l’essentiel en ouvrant le score dès la 25e minute par son diable de Koné.
Nice se présentait avec deux attaquants, Laslandes derrière Koné, Ederson à gauche et Hellebuyck au centre jouant les pourvoyeurs. Une option du coach qui s’avérait payante tant les Niçois maîtrisaient leur sujet en première mi-temps. Ederson, puis Koné lançaient les premières banderilles, et on sentait le Gym bien inspiré. Thomert, en tirant sur le poteau de Lloris (11e), n’empêchait pas les rouge et noir de développer des actions dangereuses. Laslandes, dans son rôle de remiseur, gênait la défense rennaise. Après deux tentatives avortées, il faisait mouche à la troisième : il lançait Koné dans la surface qui battait Pouplin du plat du pied (1-0, 25e).
Manque de sérénité
Nice allait-il replonger dans ses travers ? Pas du tout. La fin de la première mi-temps confirmait les bonnes dispositions niçoises face à des Rennais, privés de Mensah et Pagis, bien pâles.
Mais la reprise allait balayer cette sérénité. Rennes, sermonné par Dreossi, montrait enfin le bout de son nez. Et Nice, où Bamogo avait remplacé Laslandes,blessé, se recroquevillait dangereusement. Apam et Hognon commettaient quelques fautes, le milieu perdait sa maîtrise, et la présence et le métier de Laslandes faisaient défaut. Ajoutez à cela la fatigue : Nice a eu un jour de récupération de moins que Rennes.Malgré tout, Hugo Lloris n’était guère en danger et Koné secouait son équipe en lui montrant le sens de la marche. Frédéric Antonetti, pourtant, préférait le sortir (70e) pour muscler sa défense : Barul prenait le couloir gauche, Rool montant d’un cran.
La bonne option ? Nice se créait encore deux occasions, sur un tir de Hellebuyck et une tête d’Echouafni. Mais c’est de ce côté gauche que Rennes allait trouver la faille : Fanni, sifflé tout au long de la partie par les tribunes, se rappelait au bon souvenir des spectateurs en débordant Barul et en adressant un centre à Briand, qui marquait malgré une intervention de Lloris.
Immérité, tant ces Rennais n’avaient impressionné personne. Mais à force de reculer, on se met souvent en danger !
Stéphane Tardy
Nice-Matin