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Édition du lundi 13 août 2007

Nice - Strasbourg

Première victoire de la saison, trois points dans la besace, et 75 minutes de debriefing... La causette de Frédéric Antonetti avec ses joueurs, hier matin avant le décrassage (1), a battu des records de longueur dans le vestiaire de Charles-Ehrmann (où il fut beaucoup question de placement, replacement, pressing...). Une séance interne digne d’un lendemain de défaite, comme quoi ce n’est pas ce 1-0 contre Strasbourg réduit à dix qui rendra les Aiglons euphoriques ou insouciants.Il ne faut pas s’y tromper, cette première victoire vaut de l’or, elle permet à Nice de respirer un grand coup, de chasser quelques fantômes. Car l’on n’ose imaginer la pression avant Nancy et Rennes si Lloris n’avait pas sorti le grand jeu et Hognon sa botte secrète à la fin. Il n’en demeure pas moins que le Gym est lucide : la réussite n’a pas tourné le dos à l’OGCN samedi et l’équipage sait qu’il a encore du pain sur la planche avant d’atteindre sa vitesse de croisière.Quatre attaquants, mais...Nous, sur le papier, on a aimé : le choix de Frédéric Antonetti d’aligner quatre joueurs à vocation offensive (Ederson, Koné, Laslandes, Bamogo), sorte de 4-2-3-1 tendance 4-2-4, était un signe d’audace, une recherche de nouveauté pour rendre le Gym plus prolifique. C’était aussi un risque. Le résultat n’est finalement pas surprenant. Ederson le résume bien. « Avec le ballon dans les pieds, on a senti plus de solutions, c’était bien, il pouvait toujours se passer quelque chose », note le Brésilien.« Mais sans le ballon, en première mi-temps, nous avons été plus rapidement en danger. Il nous a manqué quelque chose, le fait de jouer davantage en bloc. Il y avait trop d’espace entre la défense et le milieu. Strasbourg s’est engouffré et a bien joué le coup ».Baky Koné revenait de blessure, c’était le premier match à la maison pour Habib Bamogo. « Il faut que les automatismes se fassent et je regrette pour ma part de ne pas avoir apporté davantage, observe le beau joueur de Sao Paulo. Mais les signes sont quand même positifs. Cette configuration à quatre attaquants est une arme de plus pour l’OGC Nice. Il faut la travailler et elle pourra nous servir dans la saison ».L’activité d’HellebuyckIl serait étonnant toutefois que Frédéric Antonetti reproduise le même schéma à l’extérieur, chez le co-leader nancéien jeudi. « Hugo (Lloris) nous a sauvés la mise mais on ne peut pas se permettre de concéder autant d’occasions, relève David Hellebuyck, aussi décisif sur son coup-franc que lucide dans l’analyse. Il y avait beaucoup de pression sur les deux milieux défensifs (Balmont et lui, à un poste inhabituel). A un moment, j’ai glissé, j’ai perdu un ballon important. On était en difficulté dans la première demi-heure, on a quand même réussi à rectifier le tir ».Un David Hellebuyck de plus en plus à son aise au fil des minutes, conforme à la réputation de joueur à l’activité intarissable qu’il s’est bâtie dans le Forez. « Je dois encore gagner en confiance, ma saison dernière (à Paris) a laissé des traces ».
F. PATURLE
Nice-Matin

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