Nouveaucampus, nouveaux défis. D’ici 2010,l’Edhec va repenser en profondeur sessites de Lille et de Nice, où l’école de commercea attiré cette année 1820 étudiants. Ledirecteur général dugroupe,OlivierOger, évoqueles chantiers qui se profilent. Et qui fontdébat en interne…Se situervis-à-vis de Lille« Le campus de Nice a été, est et sera celui de l’ouvertureinternationale. Celui de Lille est davantageouvert aux entreprises. « Le hic, c’est que les profs veulent venir à Nice…et les étudiants à Lille! Les raisons? Nice n’apasle TGV, a une moins bonne réputation de vie étudiante,moins d’infrastructures sportives, il estplus difficile de s’y loger…»Tout pour la finance« On ne veut plus être un second choix par rapportà HEC. Mais avec un budget de 42 millionsd’euros, on n’a pas les mêmes moyens. Alors onveut mettre le paquet sur 4-5 domaines, et spécialiserles deux campus. « Finance, compta-éco seront basés à Nice, lesautres plutôtàLille. La finance est lamatière quiapporte la reconnaissance. « Mais si des étudiants veulent faire de la logistique,par exemple, ils pourront suivre des coursdans l’une de nos universités partenaires. »Changement de rythme« L’Espeme doit devenir notre bachelor [équivalentde lalicence]. Aujourd’hui, on fonctionne enbac + 4, ce qui est mal adapté au système LMD[licence-master-doctorat]. Avec les professeurs,on réfléchit à une réforme qui sera vraisemblablementadoptée à l’automne 2008. Les étudiantsauront alors le choix entre s’arrêter à bac+ 3 et intégrer un master Edhec pour un bac+ 5. »Tous les cours en anglais dès la 2e année« Soit on veut jouer France, soit on joue international.Or le programme Edhec est déjà largementen anglais.Alarentrée 2009, cedevrait êtrele cas pour tous les cours en 2e et 3e année. Laplupart des professeurs sont déjàbilingues, et onapporteraaux autres laformation nécessaire. Detoute manière, l’anglais nous rattrapera toujours!»Être un « poil à gratter » des politiques« Depuis deux-trois ans, notre politique consisteà faire de la recherche utile. Exemple : pour lecontrat de travail, on préconise un contrat uniqueavec les mêmes droits pour tous. Quant à laTVA sociale, on lui préfère une TVA emploi, quidiminue les charges patronales plutôt que cellesdes employés. On doit être le poil à gratter despolitiques et entreprises! Notre modèle, c’est unpeu Sciences Po… »