LEG_Légende : Cyril Dodergny La chevelure est moins longue. La silhouette un peu plus ronde. Mais le sourire est identique. Radieux, lumineux, solaire comme lorsqu'elle décrochait une nouvelle victoire, une autre étoile au firmament des « miss ».
Brigitte Aubé n'est pas nostalgique. Elle adore parler des années où sa plastique lui faisait rafler les prix les plus enviés, dont celui de Miss France. Mais c'est une époque révolue. Comme l'Amérique centrale, où elle bourlingua durant dix ans. Aujourd'hui, à 47 ans, la Niçoise d'origine espagnole, est passée à autre chose avec son association Mambo Salsa, même s'il y a encore du girond, du pulpeux, du callipyge dans les parades latinos qu'elle organise à Nice et dans la région. Et même si maman Yolanda est toujours dans le circuit...
Les Miss ? « C'est venu comme un jeu. Je faisais les batailles de fleurs. J'ai été la première à défiler topless. Je gagnais des petits concours au niveau local : Miss hiver, Miss Cinéma Côte d'Azur, etc. ». Ce jeu la conduit à Paris. Elle décroche la timbale : Miss France 1977. « Une immense revanche sur la vie, moi qui vient d'un milieu simple ».
Pincement au coeur
La super couronne est également une bonne opportunité pour voyager, d'autant qu'en avril 1977, Brigitte devient Miss monde tourisme. Elle choisit le soleil de Mexico, qui va blondir sa crinière de sirène pendant une décennie. « Je travaillais pour la télé comme meneuse de revue ».
Mexique, Etats-Unis... Elle visite, découvre, s'emballe, séduit, mais... « Mais, j'avais toujours Nice dans mon coeur. Chaque fois que j'y revenais, c'était le même pincement. On a du mal à couper le cordon ». Alors, elle est revenue. Avec dans ses bagages une association qui a sept ans et qui invite des groupes cubains à se produire sur la scène de théâtres, de podiums d'animations, au carnaval.
Désormais, spécialisée dans la promotion de l'art folklorique sud-américain, la jolie Brigitte met la Côte d'Azur en transe. Autrement qu'au temps des miss...