Face à la vétusté des locaux scolaires, les parents d'élèves de la maternelle Nice-Flore ont lancé, hier matin, une pétition. Pour réclamer la reconstruction de leur école promise depuis dix ans.À la maternelle Nice-Flore, située en face du parc Phoenix, quartier de L'Arénas, Sonia Turrillo et Bénédicte Théracle font partie de ces parents qui se sont mobilisés. Hier matin, dès 8 h 20, elles étaient présentes à l'entrée de la maternelle pour faire signer une pétition. Accrocher sur le portail des affiches « l'école en danger. » « Et ce n'est pas terminé ! Chaque semaine nous mènerons une action pour attirer l'attention sur l'état déplorable de notre maternelle, expliquent-elles. Nous avons demandé audience au préfet des Alpes-Maritimes pour lui soumettre notre problème et trouver enfin une solution. »
Pour les parents, ce problème réside dans le projet de reconstruction de la maternelle étudié, annoncé depuis dix ans et jamais réalisé. Or pendant ce temps, cette école datant des années cinquante vieillit mal. Très mal. Avec une aile du bâtiment, comprenant deux salles de classes, des sanitaires et vestiaires, qui s'affaisse. Ici les dégâts sont visibles à l'oeil nu. À l'extérieur, avec une cour de récréation faites de trous et de bosses, comme à l'intérieur de ce bâtiment. Peintures qui se décroûtent, carrelages muraux cassés, murs lézardés... «Regardez les armoires. Pour les faire tenir debout, on a été obligé de mettre, sous leurs pieds, des cales en bois. Parce qu'ici tout bouge ! Le sol comme les murs. Même les portes ne ferment plus ! »
Des problèmes urgents auxquels s'est attelée la Ville avec la livraison prévue mi-décembre d'un préfabriqué pour remplacer cette aile défaillante. (Voir encadré).
« Le permis de construire jamais déposé »
Mais voilà, les parents en veulent plus. « Depuis 1999, on nous promet la reconstruction de notre maternelle. Les études ont été menées, l'architecte désigné et le projet arrêté, ficelé. » Alors pourquoi cette si longue attente ? « Parce que le permis de construire n'a jamais été déposé par l'ancienne municipalité, explique Lauriano Azinheirinha, adjoint à l'éducation. Ce que nous avons fait en urgence, en septembre dernier. Il faut attendre les délais légaux (six mois maximum) pour qu'il soit étudié. »
Autre difficulté : en mars dernier, ce secteur a été classé, par la préfecture en zone inondable. « Deux scénarios sont possibles. Soit le préfet accorde le permis de construire et nous lancerons dans la foulée les appels d'offres pour achever, d'ici à deux ans, cette reconstruction, affirme l'adjoint à l'éducation. Soit ce permis n'est pas accordé et il faut attendre la réalisation des travaux de renforcement des digues du Var pour que le classement de ce secteur en « zone inondable » soit levé. »
Dans cette dernière hypothèse, le préfabriqué, installé à titre provisoire, risquerait donc de durer. Au grand dam des parents qui attendent depuis dix ans une nouvelle maternelle.