Le ponton n'a pas résisté aux assauts répétés des vagues et deux bateaux, projetés sur les quais, ont été entièrement détruits. : Photo Jean-Paul Vix Sacré coup de mer hier sur la rade où, à 5 h du matin, une énorme vague se brisant à intervalles réguliers a provoqué à Villefranche d'importants dégâts au niveau du quai Courbet et du port de la Santé. Le phénomène a duré pratiquement toute la journée.
L'accès au quai et au chemin de ronde a dû être interdit vers 8 h par la police municipale. Sept restaurants sont restés fermés, protégés par des planches apposées contre leurs vitrines.
Ces parades n'ont cependant pu empêcher l'eau de s'engouffrer dans les salles.
D'importants dégâts
Le restaurant « La Fille du Pêcheur » a eu ainsi une vitre de sa devanture brisée sous la violence d'une vague qui a déplacé des jardinières de plus de 100 kg ainsi que des chaises et tables !
« Nous avons déjà connu un tel phénomène, rappellent les dirigeants Yves Dubos et Olivier Chosset. C'est la deuxième fois cette année. » L'établissement sera fermé aujourd'hui et demain pour remise en ordre.
Par ailleurs, de très importants dégâts ont été occasionnés aux infrastructures du port de la Santé où le tablier de quai a été arraché ainsi que le ponton d'embarquement des passagers. Les enrochements destinés à protéger la jetée ont été déplacés et deux bateaux de plaisanciers projetés sur les quais ont été entièrement détruits. Plusieurs véhicules stationnés place Legentilhomme se sont encastrés les uns dans les autres.
Un coup de Libeccio
Selon l'une des victimes de ce coup de mer, Jean-Paul Roux, un responsable professionnel des pêcheurs qui a perdu des filets emportés par les eaux, « c'est un coup de mer du Sud. Les pêcheurs l'appellent le Libeccio. Il s'agit d'une succession de vagues longues et répétées qui, avec le niveau élevé de la mer, provoque des lames très hautes et puissantes ». En fin d'après-midi, ce coup de mer était toujours perceptible malgré une baisse d'intensité.
A St-Jean-Cap-Ferrat aussi
On apprenait par ailleurs qu'un bloc de béton avait été emporté en début de soirée par la mer sur le chemin des Douaniers à Saint-Jean-Cap-Ferrat.